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L a piqûre. La piqûre, c'est cette sensation très localisée, cette petite pointe insignifiante sur une grande surface qui sait m...

Ça pique

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La piqûre. La piqûre, c'est cette sensation très localisée, cette petite pointe insignifiante sur une grande surface qui sait manifester sa présence. Son intensité est variable, mais est-ce réellement une douleur ? Je ne le crois pas. Ça ne paralyse pas, ça ne foudroie pas et parfois on ne s'en rend même pas compte. Non pas que l'on soit devenu insensible, mais en connaître la cause rend l'esprit plus léger. D’ailleurs, parfois ça démange plus que ça ne pique. Alors on gratte… et là, hummm quel soulagement ! La sensation passe de la douleur au plaisir.

Souvent je me pique. Je ne sais trop si c'est de la maladresse de ma part ou une forme de défi à me balader sur des versants escarpés, entourés de buissons épineux. Le risque est plus grand, forcément. Suffit juste de prendre un chemin plus sécurisé, plat et sans surprises. Mais moi je me fais vite chier dans ce genre de balade. Me revient l'image de Béranger, l'assistant-bibliothécaire qui se flagelle dans sa cellule avec des tiges de rosiers pour expier ses péchés… je n'en suis pas là ! Et je n'ai rien a expier. Pour lui, il ne s'agit plus de piqûre, mais véritablement de douleur, une blessure profonde sciemment provoquée par la concentration et la multiplication.

Je ne cherche pas à tomber dans les buissons, ni même à trébucher sur une épine. Le chemin est juste plus joli, plus riche, plus vivant, plus intense. Plus libre ?

Alors, quand ça pique, c'est une façon de réaliser que je ne suis pas indifférent. Et souvent, je le dis. D'autres fois, je me tais. Juste un petit « aie » intérieur, une petite pause, le temps de réaliser ce qu'il se passe. Et je repars. Et j'ai déjà oublié. Les choses ne glissent pas sur moi et je ne m'isole pas d'elles pensant me protéger en les mettant dans des cases bien hermétiques. Je pourrais couper les buissons, me direz-vous, en tous cas les épines qui dépassent ? Bah non ! Je n'ai aucune raison de les contraindre, ces épines ! C'est aussi leur liberté qui implémente la mienne.

Bon, quand je trébuche - parce que ça m'arrive aussi, hein ! - quand je trébuche, je fais moins le fanfaron. Mais bon, je me relève quand même et je fais juste un peu plus gaffe où je mets mes pieds. Et l'âge avançant, j'apprends de mes expériences… enfin j'essaie.

Je vous laisse, je reprends mon chemin. Et comme j'étais en train de vous causer, j'ai pas fait gaffe et j'ai frôlé une épine. Je ne suis pas indifférent… euh, ça pique, je veux dire.


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